« De terre et d’acier » : l’archéologie de la première guerre mondiale

Une exposition à Arras, du 9 avril au 23 août 2015.

« De terre & d’acier », l’exposition issue des fouilles archéologiques de sites de la première guerre mondiale visible à Arras (avril-août 2015), illustre de façon magistrale les enjeux et les enseignements de l’archéologie du passé récent. La guerre de position fournit aux archéologue des vestiges particulièrement riches et leurs fouilles enrichissent et renouvellent la connaissance et la vision de la grande guerre.

La cave du Casino, dans le centre ville d’Arras, à proximité des places, accueille jusque fin août 2015 une remarquable exposition archéologique sur la première guerre mondiale à l’initiative de la Ville d’Arras (Office du tourisme) : « De terre et d’acier : archéologie de la grande guerre ».

"Fouille de la sépulture collective des Grimsby chums dans la ZAC Actiparc. Photo Service archéologique d'Arras
« Fouille de la sépulture collective des Grimsby chums dans la ZAC Actiparc. Photo Service archéologique d’Arras

Tous les objets présentés dans l’exposition proviennent de fouilles réalisées surtout dans le Nord-Pas de Calais, dans l’Argonne et en Alsace. En plus des présentations d’objets dans des vitrines thématiques organisées en quatre grands thèmes (la grande guerre, la vie quotidienne des combattants, l’archéologie reflet d’une boucherie sans nom, l’archéologie en première ligne), on remarque deux vues de fouilles (la tombe collective des Grimsby chums et un petit film concernant l’exhumation du tank anglais de Flesquières), et la présentation de quelques sites en tant que tels :

Même l’amateur un tant soit peu au fait de l’histoire de la guerre y apprendra des choses, mais ce n’est pas ce qui fait la singularité de cette réalisation. Discrètement, derrière les informations, les objets « résultats » de fouilles, les responsables de cette remarquable exposition, parmi lesquels les archéologues Alain Jacques (Service archéologique de la Ville d’Arras), Yves Desfossés, (conservateur de la Région Champagne-Ardenne) et Michaël Landholt, du Pôle d’Archéologie Interdépartementale rhénan, montrent comment l’approche archéologique permet une vision différente, renouvelée de la première guerre mondiale, et comment cette archéologie spécifique peut prendre des dimensions inattendues dans le contexte général des missions des services d’archéologie et des finalités sociales de la discipline.

Cotte de mailles et catapulte

Le premier panneau, réalisé grandeur nature, est la photographie in situ des 19 corps de soldats britanniques retrouvés en 2001 près d’Arras, disposés côte à côte, déposés sur le dos, mains jointes sur le ventre et bras repliés, coude contre coude, dans une mise en scène évidente. Génériquement, une « sépulture atypique », dont l’effet visuel évoque d’abord des découvertes archéologiques très anciennes, des rites barbares et exotiques. Précisément, un fait qui a pu être documenté, l’histoire de soldats du 10e bataillon du Lincolnshire regiment tombés entre le 9 et le 13 avril 1917. Dans ce cas, l’archéologie, spécifiquement, devient « micro-archéologie » comparable à la micro-histoire théorisée par Giovanni Levi ou Carlo Ginzburg. Elle opère une réduction d’échelle, change la perspective. En même temps − d’autres exemples le montrent au fil de l’exposition − au niveau le plus global, quasi-anthropologique, elle révèle que les citoyens européens jetés dans la guerre industrielle et confrontés à la mort de masse ont fait preuve d’une forme d’inventivité collective au delà ou en deçà des appareils, des ordres, des règlements en vigueur quand ils ont abordé la très vieille question du traitement des restes mortels.

"Casque britannique avec protection additionnelle". Photo : P. Brunet, fonds documentaire Arras
« Casque britannique avec protection additionnelle ». Photo : P. Brunet, fonds documentaire Alain Jacques

Les vitrines proches jouent également avec  les images visuelles de l’archéologie en induisant une association spontanée avec des temps plus anciens. Jusqu’à ce qu’on lise les cartons, à première vue, on peut se croire (et s’en rassurer ?) dans l’archéologie « habituelle », celle du passé lointain. Corrodés, marqués par leur séjour en terre, les casques et les armes n’ont pas le caractère bien entretenu des objets de collection. Ils semblent porter une grande antiquité. D’autant que leur forme est trompeuse: le casque britannique porte une protection additionnelle en cotte de mailles.

L’équipement allemand comporte une cuirasse articulée, presque insectoïde. Une catapulte voisine avec des armes blanches visiblement artisanales et un « casse-tête » peu réglementaire.

"Casque allemand et masque à gaz". Photo : P. Brunet, fonds documentaire Arras
« Casque allemand et masque à gaz ». Photo : P. Brunet, fonds documentaire Alain Jacques

Il s’agit pourtant bien de restes de la grande guerre contemporaine, complémentaires des développements technologiques (béton armé, gaz, blindés, matériels de télécommunication) montrés un peu plus loin. Les armées françaises et britanniques, au bout de deux ans de guerre, ont fini par adopter des casques imités de modèles médiévaux. Et très vite, dans les conditions imprévues de la guerre de tranchée, les combattants ont improvisé des moyens de s’entretuer qui ne devaient rien aux ingénieurs. La catapulte est une forme primitive de mortier, permettant d’expédier des charges explosives en tir courbe, à faible distance. Le casse-tête et le couteau fait maison précèdent la distribution de couteaux de bouchers et de poignards « officiels » par les armées et resteront en faveur parallèlement à ceux-ci, notamment pour massacrer les blessés et les prisonniers pendant les assauts. On pourrait regretter que les cartels ne soient pas plus explicites sur la fonction de tel ou tel objet. Ces armes là sont généralement absentes des témoignages et des récits historiques. L’archéologie révèle des pratiques et un contexte peu susceptibles de laisser des traces ailleurs.

Aux dépotoirs l’archéologie reconnaissante

C’est, bien sûr, le cas de tout ce qui relève de la vie quotidienne : le boire, le manger, les passe-temps, la toilette, la santé. Les millions d’hommes installés dans la durée sur les fronts stables de la guerre de position et appuyés par des infrastructures disposées en profondeur sollicitent une logistique industrielle et laissent derrière eux des dépôts conséquents, notamment des dépotoirs. C’est une circonstance assez propre à ce conflit là, qui en fait un objet privilégié pour la méthode archéologique. Ils développent aussi des pratiques individuelles ou collectives : pratiques religieuses, pratiques d’écriture, jeux, artisanat ludique ou utilitaire (« bricole »). L’archéologie met au jour et interprète les traces matérielles laissées par une collectivité organisée, dont l’existence prend parfois des formes quasi-urbaines, comme dans le cas du site du camp allemand du Borrieswald ou dans celui des camps de prisonniers fouillés en Allemagne (voir bibliographie, ces derniers ne sont pas évoqués dans l’exposition). Ici encore, le visiteur est frappé par la double dimension du passé révélé par l’archéologie, celle des appareils militaires et industriels en action et celle des constructions matérielles, sociales, culturelles développées spontanément par les combattants, qui comportent, ou non, des spécificités nationales.

"Badges britanniques" - Photo : P. Brunet, fonds documentaire Arras
« Badges britanniques » – Photo : P. Brunet, fonds documentaire Alain Jacques

L’archéologie de la première guerre mondiale s’articule avec les sources écrites. On devine qu’il a fallu un travail très important dans celles-ci pour identifier précisément les objets retrouvés, qu’ils soient intacts ou fragmentaires. Pour déterminer que ce bout de cuivre est un niveau d’artillerie britannique ou un morceau d’installation téléphonique allemande. Un siècle plus tard, les vestiges matériels n’ont parfois plus rien d’évident. C’est un problème fondamental de toute archéologie, mais, ici, au moins en théorie, il existe des gisements documentaires considérables pour les résoudre. C’est aussi par les sources écrites, en particulier les cartes, qu’on peut remettre dans son contexte tel ou tel site. Dans l’autre sens, des vestiges parfois minimes, comme les petits badges métalliques des unités permettent d’attester factuellement la présence de tel ou tel régiment à tel endroit, et de recouper ou de compléter d’autre sources.

ὦ ξεῖν’, ἀγγέλλειν Λακεδαιμονίοις ὅτι τῇδε
κείμεθα τοῖς κείνων ῥήμασι πειθόμενοι νομίμοις

L’archéologie de la première guerre mondiale, enfin, remplit parfois une mission d’ordre social particulière, quand elle donne le moyen de clore la biographie de soldats disparus parce qu’un heureux hasard permet d’identifier une dépouille. Trois cas sont présentés dans l’exposition : celui d’Albert Dadure (1894-1915) paysan français tué le 7 février 1915 sur le front de Champagne, dont la sépulture était inconnue, celui d’Archibald Mac Millan (1889-1917), disparu le 9 avril 1917 près d’Arras, qui avait été soigneusement inhumé sur le front par ses camarades et qui repose maintenant dans un cimetière militaire du Commonwealth War graves, et celui d’August Hütten (1880-1918), originaire d’Aachen/Aix-La-Chapelle, Feldwebel au Reserve Infanterie Regiment 94, retrouvé dans l’abri allemand de Carspach détruit le 18 mars 1918 par l’artillerie française. L’action de l’archéologue, dans ces cas là, se situe dans un cadre éthique et légal (médico-légal, notamment) particulier. Elle alimente une histoire familiale et/ou les dispositifs réglés que la société applique à ses citoyens-soldats, tant pour leurs ayant-droits que pour l’édification collective et la proclamation de ses valeurs. Elle contribue directement aux rites de notre époque.

Nous espérons que ce billet encouragera à visiter l’exposition (jusqu’au 23 août 2015 !), pour son sujet et parce que l’archéologie de la première guerre mondiale (et du passé récent) manifeste là qu’elle est une archéologie de plein droit et de grand style, un domaine d’exercice intéressant et complet, avec des fouilles préventives, des programmes de fouilles − peut-être plus développés en Allemagne et surtout en Flandre, bien que l’essentiel des vestiges soit sur le territoire français − et des publications (voir ci-dessous, pour la période récente).

Et après ?

Affiche de l'exposition "Terre et acier"
Affiche de l’exposition « De Terre et d’acier »

Nous n’exprimerons que deux réserves, ou plutôt deux regrets. D’une part, que les services archéologiques à l’origine des fouilles et de cette belle restitution à la collectivité soient restés relativement discrets sur eux-mêmes, alors que l’occasion était belle de faire connaître et reconnaître du plus grand public l’action et la responsabilité des collectivités dans ce domaine. Le service archéologique d’Arras est un service municipal. D’autre part, que rien ne soit dit ou tenté dans l’exposition en matière de sensibilisation à la situation présente du « petit patrimoine » de la Grande guerre. Quiconque se déplace sur les routes et les chemins des Flandres françaises et de l’Artois peut constater qu’il y a partout des vestiges non signalés, non entretenus, en fait et en droit non protégés, non considérés, qui disparaissent au fil des travaux agricoles et des prospections illégales avec détecteurs de métaux. N’importe quelle Vierge ou Chapelle de la fin du XIXe siècle reçoit plus d’égard des particuliers et de la collectivité que les vestiges des deux guerres. C’est le cas notamment des petits bunkers, des abris, des nids de mitrailleuses en dur. L’apparat creux des commémorations étatiques sur les grands sites aux grandes dates va de pair avec la disparition progressive des éléments historiques du paysage. Pour ne pas parler des bunkers encore présents dans nos villes, sur des propriétés privées, comme à Douai, siège de l’état major du groupe d’armée du prince impérial pendant une grande partie de la première guerre mondiale. Les vestiges du secteur fortifié de l’Escaut (deuxième guerre mondiale) entre Lille et Maubeuge ne sont pas logés à meilleure enseigne. Si on cherche un parallèle positif, on pourra considérer l’action de grande envergure (achats fonciers, mise sous protection, mise en valeur) menée à bien par les Länder allemands concernés pour protéger comme un ensemble la totalité des vestiges subsistant du Westwall (la ligne Siegfried), en leur donnant une double fonction de lieu de mémoire et de réserve naturelle, et en déléguant la gestion des sites à l’Association fédérale de protection de la nature et de l’environnement (Bund für Umwelt und Naturschutz Deutschland e. V.) (voir la bibliographie ci-dessous).

Hugues Van Besien

Informations pratiques

Exposition « De terre & d’acier, archéologie de la grande guerre »
du 9 avril au 23 août 2015
ARRAS, Casino (entrée petite rue Saint-Géry)
Ouverture du mardi au dimanche, de 11h à 18h − fermé le lundi
Renseignements / information Office du Tourisme d’Arras
33 (0)3 21 51 26 95

Pour en savoir plus

L’exposition n’a pas donné lieu à la publication d’un catalogue, mais à celle d’un journal de 15 pages. Pour approfondir la question, on pourra se référer aux publications présentées ci-dessous.

1. Monographies et travaux universitaires

À l’Est, du nouveau ! : archéologie de la Grande guerre en Alsace et en Lorraine : [exposition, Strasbourg, Musée archéologique, 25 octobre 2013-31 décembre 2014] / sous la direction de Bernadette Schnitzler et de Michaël Landolt ; en collaboration avec Stéphanie Jacquemot, Jean-Pierre Legendre et Jean-Claude Laparra. – Strasbourg, Musées de la Ville de Strasbourg, 2013. – 367p. [Notice bibliographique]

Archeologie van het conflict in Vlaanderen. Tien jaar professionele archeologie van de Eerste Wereldoorlog onder de loep / Yannick Van Hollebeeke. – Proefschrift tot het behalen van de graad van Master in de Archeologie. Universiteit Gent. Faculteit Letteren en Wijsbegeerte, Academiejaar 2011-2012. 151p. [mémoire de master en archéologie de l’Université de Gand, en ligne :  http://lib.ugent.be/fulltxt/RUG01/001/891/198/RUG01-001891198_2012_0001_AC.pdf]

Burials Related to Recent Military Conflicts : Case Studies from France, in Archaeological Human Remains and Legislation : An International Guide to Laws and Practice in the Excavation and Treatment of Archaeological Human Remains / Marquez Grant and L. Fibiger (editors). – Routledge, 2010, 624 p.

Contested objects : material memories of the great war / Nicolas J. Saunders & Paul Cornish (ed.) Abingdon :  Routledge, 2009. – 311p. [Notice bibliographique]

Der Westwall. Vom Denkmalswert des Unerfreulichen. Führer zu den archäologischen Denkmälern im Rheinland / Rheinisches Landesamt für Bodendenkmalpflege (Hrsg.). Rheinland-Verlag, Köln 1997, 1998. ISBN 3-7927-1668-2 (eine ausführliche Beschreibung der Reste des Westwalls in Nordrhein-Westfalen mit Zusammenfassungen in englischer und französischer Sprache. Im Anhang 6 Topografische Karten im Maßstab 1:50.000

Digging the trenches : the archaelogy of the western front / Andrew Robertshaw & Davd Kenyon. – Barnsley : Pen & Sword books, 2008. – 208p. [Notice bibliographique]

Het landschap als laatste getuige van de Grote Oorlog in de Westhoek : militaire luchtfotografie als bron van landschapsonderzoek / Lies Vandenbroele. – Masterproef ingediend tot het behalen van de graad van Master in de Geografie, Academiejaar 2009-2010, Universiteit Gent. – 80 p. [mémoire de master en géographie de l’Université de Gand, en ligne : http://lib.ugent.be/fulltxt/RUG01/001/458/713/RUG01-001458713_2011_0001_AC.pdf]

Killing time : archaeology and the First World War / Nicholas J. Saunders. – Stroud : History, 2010. – 282 p. [Notice bibliographique]

L’archéologie de la Grande guerre / Yves Desfossés, Alain Jacques, Gilles Prilaux. – Rennes : Éd. Ouest-France, 2008. – 127 p. [Notice bibliographique]

Vestiges de guerres en Lorraine : le patrimoine archéologique des conflits mondiaux / Stéphanie Jacquemot (dir.). – Metz : Serpenoise, 2011. – 232p. [Notice bibliographique]

Zukunftsprojekt Westwall. Wege zu einem verantwortungsbewussten Umgang mit den Überresten der NS-Anlage / Frank Möller & Karola Fings (ed.). – Verlag Ralf Liebe, Weilerswist 2008, (Materialien zur Bodendenkmalpflege im Rheinland Bd. 20) [Notice bibliographique]

2. Articles

Banks, Iaine, « Digging in the Dark : The Underground War on the Western Front in World War I« . In : Journal of conflict archaeology, vol.9, n°3, September 2014, pp. 156-176

Banks, Iaine, Pollard, Tony, « Beyond Recall: Searching for the Remains of a British Secret Weapon of World War I« . In : Journal of conflict archaeology, vol.9, n°3, September 2014, pp. 119-155

Cox, M. & Jones P., « Ethical considerations in the use of DNA as a contribution towards the determination of identification in historic cases : consideration from the western front ». In : News genetics and society, 2014, vol.33, n°3, pp.295-312. [en ligne: DOI: 10.1080/14636778.2014.946987]

Demuth Volker, « Those who survived the battlefields: archaeological investigations in a prisoner of war camp near Quedlinburg (Harz, Germany) from the first world war ». In: Journal of conflict archaeology, vol.5, n°1, 2009, pp.163-181

Doyle, Peter, Barton, Peter & Vandewalle, Johan, « Archeology of a great war dugout : Beecham Farm, Passschendaele, Belgium » in: Journal of conflict archaeology, vol.5, n°1, 2009, pp. 45-66

Frazer, Alastair H. & Brown, Martin, Mud, blood and missing men: excavations at Serre, Somme, France. In : Journal of conflict archaeology, vol.3, n°1 (november 2007), pp. 147-171

Master, P. & Stichelbaut, B. « From the air to beneath the soil : revealing and mapping great war trenches at Ploegsteert (Comines-Warneton), Belgium ». In : Archaeological prospection, vol.16, n°4, October-December 2009 pp. 279-285

Pollard, Tony, « Taking the Hill : Archaeological Survey and Excavation of German Communication Trenches on the Summit of Mont St Quentin« . In : Archaeological prospection, vol. 9, n°3, September 2014, pp. 177-197

Stichelbaut, Birger, « The application of great war aerial photography in battlefield archaeology : the example of Flanders ». In: Journal of conflict archaeology, vol.1, n°1 (november 2005), pp.235-243

Stichelbaut, Birger, « The first thirty kilometres of the western front 1914-1918 : an aerial archeological approach with historical remote sensing data ». In: Archaeological prospection vol.18  (January-March 2011), n°1, pp.57-66

Van Hollebeeke, Yannick, Stichelbaut, Birger & Bourgeois, Jean (Department of Archaelogy of the University of Ghent, Belgium), « From landscape of war to archaeological report : ten years of professionnal World War I archaeology in Flanders (Belgium) ». In : European Journal of Archaeology 17 (4) 2014, pp.702-719

Whyford, Tim & Pollard, Tony, « For duty one : a WWI military medaillon recovered from the mass grave site at Fromelles, Northern France ». In : Journal of conflict archaeology, vol.5, n°1, 2009, pp. 201-229

Les fouilles menées en Flandre sont régulièrement présentée dans EXsitu, édité par le Forum Vlaamse Archeologie vzw. Le numéro 5 d’avril 2014, en particulier, contient un dossier spécial de plusieurs articles sur l’archéologie de la première guerre mondiale, notamment un entretien avec un pionnier de la dicipline, Marc Dewilde, qui revient sur les difficultés rencontrées lors de la fouille quasi-fondatrice du chantier de l’autoroute A19 en 2002. La communauté flamande, qui dispose depuis 2003 d’un service d’archéologie de la première guerre mondiale spécialisé associant la région, la province de West-Vlaanderen, les universités, l’armée, le service de déminage, publie de son côté le bimensuel Monumenten, Landschappen & Archeologie, dont le n° 26/1 de janvier/février 2007  était consacré à la question.

3. Autres documents

Au delà des lignes allemandes, Isles-sur-Suippe 1915-1918 (avec Yves Desfossés, conservateur régional de l’archéologie, et Bruno Duchesne, archéologue à l’INRAP. Emission de radio / France Culture / Le Salon noir, le mardi 13 janvier 2015 de 15h30 à 16h. [en ligne : http://www.franceculture.fr/emission-le-salon-noir-…, ou Podcast sur le site de l’émission.] Une partie des objets exhumés sur ce chantier sont visibles en ligne dans l’iconothèque de l’Institut national de recherches archéologiques préventives]

Grande Guerre, une vision renouvelée de l’hécatombe à partir de l’archéologie / Gilles Prilaux (INRAP), Yves Desfossés (Service Régional de l’Archéologie Champagne Ardennes) et Alain Jacques, (Service archéologique de la Ville d’Arras). In : Archéologie de la violence – violence de guerre, violence de masse [Colloque international organisé par l’Institut national de recherches archéologiques préventives, et le Musée du Louvre-Lens. Les 2,3 et 4 octobre 2014 à La Scène du Louvre-Lens]. En ligne : http://www.inrap.fr/…

Les sépultures multiples à recrutement militaire : le regard de l’anthropologue / Michel Signoli, ADES AMU-EFS-CNRS. In: Archéologie de la violence – violence de guerre, violence de masse … (idem que ci-dessus). En ligne : http://www.inrap.fr/…

Bataille de Fromelles (1916) : nommer les morts, l’identification des morts au combat pendant la première guerre mondiale = Fromelles 2008-2014, Naming the Dead: Identifying our Fallen from the World War I. – Margaret Cox, consultant forensic anthropologic (idem que ci-dessus). En ligne : http://www.inrap.fr/…

Fonds documentaire Alain Jacques - Photo : P. Brunet
Fonds documentaire Alain Jacques – Photo : P. Brunet
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Lire aussi sur Insula :

Citer ce billet

Hugues Van Besien, « « De terre et d’acier » : l’archéologie de la première guerre mondiale », Insula [En ligne], ISSN 2427-8297, mis en ligne le 5 juin 2015. URL : <http://bsa.biblio.univ-lille3.fr/blog/2015/06/de-terre-et-acier-archeologie-de-la-premiere-guerre-mondiale/>. Consulté le 20 juillet 2017.